On ne savait pas trop quoi penser hier. La nuit porte conseil, parrait-il.

On a vu la marche, au JT soir, sur RTL, ainsi que sur la RTBF. Suivant les sources, nous étions 1200 ou 2000, mais qu’importe le nombre, l’important était que tout ce monde était en colère.

En colère contre l’injustice, contre la justice mal faite, ou contre le manque de justice; en colère contre un monde cruel qui peut vous enlever, à n’importe quel moment, un fils, un frère, un ami.

Hier, sur la Place Léopold, un ami de Yohan Marcq a prit la parole. Ces mots étaient forts, durs, violents, tout comme l’a été la perte de son ami. C’est à cet instant, quand j’ai vu cette masse de personne, la tête baissé, les yeux humides, que j’ai compris que ça aurait très bien pu être moi, ou un de mes amis, ç’aurait même pu être un de mes vieux amis, un de ceux avec qui j’ai passé mon enfance et mon adolescence.

J’ai alors été pris d’un frisson, qui m’a glacé des pieds à la tête, en tétanisant ma colonne vertébrale, je me suis dis : Merde, c’est vrai, ça serait à toi que ça arriverait, tu voudrais qu’on choppe l’ordure qui a fait ça au plus vite.

C’est bizarre comme parfois, les gens semblent si proche. Hier, il y avait des centaines d’anonymes, chacun venu avec une ou plusieures personnes, mais dans l’ensemble, personne ne se connaissait. Et quand la mère de Yohan a prit la parole, on s’est tous, je pense, sentis comme unis, soudés les uns aux autres, justement, parce que ça peut arriver à n’importe lequel d’entre nous

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