Je viens de terminer “La fée Carabine”, un roman de Daniel Pennac. J’adore vraiment son style, sa façon de mettre en mouvement l’histoire, sa façon de la narrer, et surtout la façon dont Benjamin Malaussène (le héro), s’en prend systématiquement plein les dents.

Voici deux passage qui m’ont particulièrement fait rire :

Thian asseyait Pastor sur un tabouret. Il s’accroupissait en face de lui et cherchait les yeux du jeune filc qui avaient disparu au fond de ses orbites. Il captait enfin le regard. Et il racontait. Il ne faisait pas dans la dentelle. Il y allait carrément.

– Proverbe taoïste, gamin : ‘‘Si demain, après la ta victoire de cette nuit, te contemplant nu dans ton miroir, tu te découvrais une seconde paire de testicules, que tu coeur ne se gonfle pas d’orgueil, ô mon fils, c’est tout simplement que tu es en train de te faire enculer.

In “La fée Carabine”, Daniel Pennac, page 70.

– Nous sommes pauvres, nous sommes seuls, nous sommes nus, nous n’avons pas encore de femmes, mais nous venons d’écrire une sacrée page d’histoire!

Alors passe un grand mec, très droit, habillé de blanc, qui s’arrête à leur table et qui lâche cette phrase :

– Ecrire l’Histoire, c’est foutre la pagaille dans la géographie.

In “La fée Carabine”, Daniel Pennac, page 202.

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