Je ne vous ai pas encore parlé de Bénédicte. Elle constitue la preuve qu’Internet est un outil absolument fabuleux et étonnant.

Citadelle de Namur (vue de Jambe)

Il y a quelques temps, j’ai publié un autre blog. Le sujet principal étant mon père, décédé en 2004 en Côte d’Ivoire de façon tout à fait mystérieuse. Ce journal avait une double raison d’être. Dans un premier temps, il me servait de bloc-note, au fur et à mesure que mon enquête avancait, et, d’autre part, il me servait de liens entre moi et le reste du monde, en espérant que quelqu’un qui puisse m’aider tombe dessus et me contacte.

L’effet désiré ne s’est pas exactement produit. Je n’ai, à l’heure actuelle, toujours pas résolu le mystère du décès de mon père, et personne ne m’a contacté pour me donner des informations s’y référant. Mais un jour, alors que je ne m’attendais plus à grand chose, Bénédicte m’a contacté par e-mail.

Bénédicte était en fait la nièce de mon père, que je ne connaissait pas. Pendant toute ma vie je n’ai vécu qu’avec la moitié de ma famille (du côté de ma mère), et du peu que je savais de la famille de mon père, je savais y avoir un cousin et une cousine. Que je ne connaissais pas. Pas plus que je ne connaissais mes grands-parents paternels d’ailleurs.

Bénédicte était tombée par hasard sur mon blog, et, au vu des articles, a décidé de me contacter.

Comme quoi, le web réserve parfois des surprises très agréables.

Psychedelic Dream

Habituellement, je ne me rappelle jamais de mes rêves. Je ne sais pas pourquoi. Aujourd’hui, étrangement, durant mes derniers moments de sommeil, je me suis senti bercé. Transporté. En état de semi-conscience, les images mélant passé, présent, et possible futur se superposaient devant moi, levant un miniscule coin du voile quand à mon avenir.

Etonnants, les rêves. Un mélange. Un vrai milkshake. J’ai retrouvé, dans le lot, des éléments d’un livre lu récemment[1], des visages en partie oubliés auxquels j’avais repensé les jours précédents, des paysages imaginés.

Et quand, au réveil, la bouche pâteuse et les yeux flous, je me suis rendu compte que tout ça n’était que factice, je n’ai pas su décider si c’était bien comme ça ou non.

Notes

[1] Da Vinci Code, de Dan Brown, dont je parle dans cet article

Comme je le disais hier, j’ai lu le livre de Dan Brown : Da Vinci Code.

Je ne l’ai lu que maintenant pour plusieures raisons : primo, il avait fait beaucoup de vague dès sa sortie, et je n’avais pas envie de me laisser influencer par l’opinion de la masse; deuxio, sa sortie au cinéma à été ultra-rapide, et, de nouveau, je ne voulais pas me faire influencer. Enfin, je suis pas riche, et j’attendais une version poche avant de le lire (bon, j’avoue, il n’y a que la troisième raison qui soit valable).

Bref. Concernant le livre, j’ai été à la fois ébahi et déçu. Ebahi tout d’abord par certains aspects historiques analysés dans le livre (les liens entres les Templiers et la franc-maçonnerie; l’analyse du tableau de Da Vinci; l’explications de certains symboles comme le pentagramme, etc). Ebahi aussi par la finesse de l’intrigue. Brown nous tiens en haleine avec une certaine classe tout au long des quelques 730 pages de son roman. Ebahi par ses recherches en tout genre, ses explications sur la séquence de Fibonacci, sur certaines finesses cryptographiques.

Mais quelques peu déçu. Par le dénouement de l’intrigue, qui, au final, me parraît peu plausible (bien que l’astuce des béquilles à l’entrée de l’abbaye m’ai fait sourire). Déçu aussi par la chute, le dernier chapitre, qui n’éclaircit pas grand chose de plus à mon avis.

Bref, ce roman est, somme toute, excellent. Il m’a tenu en haleine trois jours durant, j’ai eu énormément de mal à le lâcher pour aller en cours, et j’ai pris beaucoup de plaisir à tenter de résoudre les énigmes avant d’en lire les solutions, mais j’ai la désagréable sensation de travail bâclé par l’auteur sur la fin de son histoire.

La semaine passée, j’ai lu deux livres passionnants de Bernard Werber : L’empire des Anges et Nos amis les hommes.

Ce qui m’a fasciné dans ces deux ouvrages, c’est le court instant qui, à la fin des deux lectures, se présente devant le lecteur. Les yeux fermés, on se demande alors si ce n’était qu’un rêve ou si la lecture à bel et bien eu lieux. Dans l’instant qui suit, on se surprend à penser. A peser les arguments, à réfléchir à notre condition d’être humain, faillible et mortel.

Dans L’empire des Anges, Werber raconte l’histoire d’un type mort de façon stupide (un Boieng 747 à explosé son salon, et lui avec). Son âme se sépare de son enveloppe charnelle, et monte vers l’Empire des Ange. Après avoir passé les 7 ciels, notre héros se retrouve devant le tribunal des anges, où son âme est jugée bonne a passer à la 6ème étape : l’ange gardien.

Il se voit donc confier trois âmes, son objectif étant qu’au moins une de ces âmes, lors du jugement, se voit accorder le statut d’ange gardien pour que lui-même puisse élever sa condition.

Dans Nos amis les hommes, Werber raconte les mésaventures d’un scientifique et d’une éleveuse de tigres qui se retrouvent coincés dans une boîte, observé par des extra-terrestres.

Depuis plus d’un an que je suis à Louvain-la-Neuve, j’observe autours de moi des sujets d’études sociologiques intéressants : les étudiants (dont je fais partie).

J’ai remarqué ceci, il y a quatre types d’étudiants :

Le glandeur auto-satisfait

Cet “étudiant” se complaît dans son état : se lever tard, glander l’après-midi, et se murger le soir. Typiquement, soit il échouera son année, soit il a déjà échouée l’année précédente et dispose d’énormément de temps libre grâce à son horaire aménagé.

Le coincé qui-sort-pas-de-sa-chambre

Sauf pour se rendre au cours, bien entendu, celui-là passera ses années étudiantes enfermé dans les 12m² de son kot, ne sortant que pour s’instruire ou se nourrir.

Celui qui gère : le comitard

Comitard dans son cercle ou sa régionnale, il a tout les bons tuyaux pour les examens. Il passera son année entre picole et gueule de bois, mais, le blocus arrivé, il aura tout les tuyaux nécessaires pour bien bûcher… Un bon compromis, mais ce n’est pas donné à tout le monde

Celui qui gère : le sorteur occasionnel

Ce dernier spécimen sort rarement. Mais quand il sort, il décompresse. On bosse sérieusement, oui, mais de temps en temps, on se fout à l’envers dans les règles de l’art.

Et vous, où vous situez-vous?