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Voilà, c’est chose faite : ça faisait plusieurs mois que j’y pensais, c’est désormais officiel, je démissionne de mon poste de président de la SJA.

Non, je n’ai pas détourné d’argent et non, personne ne m’a forcé à partir :). C’est juste que cela fait maintenant la quatrième année consécutive – depuis la création, en fait, puisque j’étais à la base de la formation avec deux amis – que je suis président, et il est temps de passer le flambeaux à la jeune génération.

Bien des choses se sont passé en plus de trois ans de présidence. De bons et de mauvais moments, des problèmes, parfois importants, à gérer plus ou moins avec succès. Mais j’en garderai un excellent souvenir, et j’en ai tiré bien des enseignements. Pendant ces années, j’ai eu la chance de pouvoir diriger une équipe de jeunes, de pouvoir organiser diverses manifestations, de voir ce que j’avais partiellement crée grandir et se développer, un peu comme un père voit son fiston grandir. Ca me fait tout bizarre de me dire que, dans deux semaines à peine, je ne serais plus le capitaine.

Je parlais des enseignements que j’en avais retiré. Commençons par le commencement. Dès le début, nous avons été confrontés à des problèmes plus ou moins important (convaincre nos parents, puisque nous n’étions pas majeurs, convaincre la commune, se bouger, se renseigner, etc). Par la suite, nous sommes passés par plusieures périodes de crises : baisse de motivation du groupe, dépression de la réussite, pertes financières, soucis de gestion. Mais toujours, toujours, nous avons su remonter la pente. J’ai parfois dû me faire violence à moi-même, pour faire passer l’organisation avant certaines de mes priorités, pour ne pas m’énerver dans le but de calmer le jeu (j’aurais volontier peté un plomb plus d’une fois). En fait, je me rend compte que le poste de président est plus celui d’un médiateur.

Conclusion, j’ai appris à être plus humble, à être patient, plus tolérant aussi, j’ai appris à savoir gérer une équipe, respecter des délais, toutes ces petites choses que peu de gens ont l’occasion d’apprendre, et j’en suis très content.

Mon souhait le plus cher serait de revenir dans dix ans dans notre cave, et de voir des jeunes continuer à préparer des activités, à résoudre des problèmes de gestion, de voir que tout à évolué, que les organisations sont de plus en plus importantes. J’espère aussi avoir pu inspirer une ligne de conduite à mes jeunes, puisque j’ai toujours fait en sorte que l’argent ne soit pas un problème, mais qu’il ne soit pas la motivation de l’organisation.

Une page se tourne donc, je suis un peu triste, mais je suis sûr que tout se passera bien pour eux.

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J’étais à l’arrêt de bus, en face de la gare de Namur, en train de siroter un Caffe Latte, lorsqu’un pigeon (encore un), atterit devant ma pomme. Rassurez-vous, celui-là ne m’a pas aggressé, je me méfiait de trop, vu mon aventure d’hier. Il a du le sentir et ravaler ses envies kamikazes pour un moment.

Bref, j’observais mon pigeon (bien qu’il ne m’appartenait pas plus qu’aux autres personnes dans la rue) et je me faisais la réflexion suivante : pourquoi les chômeurs ne feraient pas une formation de kiné pour pigeon? Quand on voit à quelle vitesse ces bestiaux remuent la tête, je me demande franchement l’état de leurs cervicales à l’âge adulte.

… dans l’enfer des villes, à mon regard, tu te dérobes[1]

C’est peut-être la récente lecture de ce blog (lecture que je te conseille vivement, cher lecteur) qui me rend parano, mais j’ai remarqué aujourd’hui (et à mon insu) que les pigeons devenaient de plus en plus agressifs.

Alors que je rentrais tranquille-le-chat chez moi, à Louvain-la-Neuve, après avoir parfaitement loosé mon test de STU (je sais… ta gueule), trois pigeons se trouvaient là, connement, devant ma pomme. Evidemment, ces lâches vils et fourbes ont attendu que j’arrive juste à leur hauteur pour décoller, dont un visant clairement ma face… Enfoirés.

Notes

[1] Benoît Poelvoorde in C’est arrivé près de chez vous.

L’homme est en permanence conditionné par les autres. Tant qu’il se croit heureux, il ne remet pas en cause ces conditionnements. Il trouve normal qu’enfant on le force à manger des aliments qu’il déteste, c’est sa famille. Il trouve normal que sa femme lui manque de respect, c’est son épouse (ou vice-versa). Il trouve normal que le gouvernement lui réduise progressivement son pouvoir d’achat, c’est celui pour lequel il a voté.

Non seulement il ne s’aperçoit pas qu’on l’étouffe, mais encore il revendique son travail, sa famille, son système politique, et la plupart de ses prisons comme une forme d’expression de sa personnalité. Beaucoup réclament leur statut d’esclave et sont prêts à se battre bec et ongles pour qu’on ne leur enlève pas leurs chaînes.

Pour les réveiller il faut des CREQ, « Crise de Remise en Question ». Les CREQ peuvent prendre plusieurs formes : accidents, maladies, rupture familiale ou professionnelle. Elles terrifient le sujet sur le coup, mais au moins elles le déconditionnent quelques instants.

Après une CREQ, très vite l’homme part à la recherche d’une autre prison pour remplacer celle qui vient de se briser. Le divorcé veut immédiatement se remarier. Le licencié accepte de reprendre un travail plus pénible…

Mais entre l’instant où survient la CREQ et l’instant où le sujet se restabilise dans une autre prison, surviennent quelques moments de lucidité où il entrevoit ce que peut être la vraie liberté. Cela lui fait d’ailleurs très peur.

Bernard Werber in “L’Encyclopédie du savoir relatif et absolu

Je confirme. Je suis actuellement en pleine crise de remise en question. Et oui, moi aussi, je revendique ma prison. Bien sûr, je la vois maintenant de l’extérieur, et suis conscient des avantages et inconvénients qu’elle comporte.

Oui, aussi, cette phase de lucidité me terrorise. Mais je me dis que, si j’arrive à tirer un enseignement bénéfique de cette situation, et que j’arrive à m’en souvenir plus tard, je ne serais plus tout à fait comme ça. Je ne serais plus enfermé, mais en accord avec moi-même, avec les autres, et je pourrais continuer à avancer. C’est un point que Bernard Werber semble avoir oublié dans son analyse : l’apprentissage.

Birthday 1

Voilà pile-poil un an que je rédige mon petit blog… :)[1].

Notes

[1] Bon, j’avoue, pour le pile-poil, je me suis assisté des publications programmées de DC2, en fait, ce billet à été rédigé le 20 octobre 😀

C’est le moment ou jamais de philosopher :

Si un problème a une solution, ça ne sert à rien de s’inquiéter,

Si un problème n’a pas de solution, s’inquiéter n’y changera rien.

Le tout, maintenant, c’est de pouvoir l’appliquer…