J’ai eu une enfance assez spéciale. Mes parents étant divorcés, je vivais seul avec ma mère et mes grands-parents maternels. Lorsque j’étais enfant, chaque 21 juillet, je regardais les défilés de la fête nationale à la télévision, avec mon grand-père, qui était militaire.

Lors de l’un de ces défilés, je me souviens avoir discuté avec lui des paracommandos, et je me souviens qu’il m’avait promis que, dès que j’aurais l’âge, il me payerait mon brevet para.

Une petite dizaine d’années plus tard, alors que j’avais 17 ans, je n’avais pas oublié cette promesse. Ayant reçu une brochure de l’armée, répertoriant tous les stages proposés pour les vacances, j’en remarquai un : le stage parachutiste. Conditions requises : avoir au minimum 16 (ça, c’était bon) et être classé dans les 60 premiers aux tests d’aptitudes physiques (ça ce n’était pas gagné).

Mon grand-père a donc payé mon inscription, comme promis dix ans plus tôt. suis rendu un jour à Schaffen-Diest, près de Vilvoorde, au camp d’entrainement paracommando, pour effectuer mes tests.

J’ai donc pris le train au matin, car il fallait que je sois là pour 13 heures, et que j’avais presque 4 heures de train pour y arriver. Le voyage ne m’a pas paru long, j’étais bien trop concentré sur ce que j’allais devoir faire que pour voir le temps passer. J’ai pris une correspondance à Bruxelles, pour me diriger vers Vilvoorde.

Arrivé là, le stress se dissipait doucement, et je commençais à avoir faim. Je me suis rendu au restaurant de la gare, ou j’ai acheté quelques croissants et un café.

Installé tranquillement à une table pour manger, je m’aperçus que mon voisin avait une enveloppe similaire à la mienne. Une grosse enveloppe beige clair, estampillée du cachet de La Défense. J’ai utilisé ce prétexte pour commencer la conversation avec lui, et nous avons ainsi passé nos tests ensemble.

(à suivre…)

Il y a quelques temps, dès que je trouvais une solution à un problème ou que je trouvais simplement une astuce concernant Linux (Debian, à l’époque), je la publiais systématiquement sur un blog prévu à cet effet.

Aujourd’hui, j’ai décidé d’importer tout le contenu de ce blog ici, dans la catégorie Linux.

Je n’ai rien effacé, j’ai importé le tout tel quel. J’avoue avoir un peu honte de certains problèmes que j’avais rencontré à l’époque, mais si ça peut servir à quelqu’un, autant que ça reste en ligne 😉

Bon, je suis une brêle… Ca fait depuis hier soir que je tente en vain de me connecter via xml-rpc à mon blog, et je viens tout juste de remarquer une petite case “activer l’interface XML/RPC” dans les paramètres du blog.

J’espère que ça permettra à d’autres de ne pas se faire avoir comme des bleus.

J’attendais effectivement une réaction, mais pas vraiment de cet ordre.

Le Parlement flamand semble avoir décidé de modifier la prestation de serment des bourgmestres, échevins et conseillers communaux flamands, en ne déclarant plus fidélité au Roi et à la Constitution.

Serait-ce le début (la continuité?) d’un détachement de la flandre et du reste de la Belgique? Pourquoi ne plus prêter sermet au Roi et à la Constitution, qui, me semble-t-il, sont les deux institutions les plus importantes de notre pays? Que pense la population de cette décision?

J’ai un peu l’impression que nos dirigeants nous mènent en bateau, qu’ils prennent un peu trop de liberté pour eux, alors que nous sommes censés être en démocratie…

Hier soir, alors que je discutais tranquillement avec Laurent, ce dernier reçoit un SMS de sa soeur, nous annonçant que la Flandre venait de signer la sécession et déclairait son indépendance. Il ne nous a pas fallu deux minutes pour courrir, affolés et un peu perdu, au kot d’un ami pour y regarder le journal.

Les minutes qui ont suivi furent longues. Tout le monde autours de nous était sous le choc, les téléphones portables sonnaient en permanence, la nouvelle circulait comme une traînée de poudre.

Le choc était terrible. Bien sûr, on s’y attendait, bien sûr, le fossé s’agrandit de jours en jours entre nord et sud du pays, bien sûr, cela fait 26 ans, depuis le fédéralisme, que tout le monde en parle. Mais la nouvelle était quand même terriblement triste. C’était un échec.

Par la suite, et parce qu’aucune autre chaîne, wallonne ou flamande, ne relayait l’information, le doute commençait à s’installer. La mention “ceci est une fiction”, arrivé après 32 minutes d_‘information_, nous laissait tout de même dans le flou.

Puis vint la certitude que tout ceci n’était qu’un montage réalisé par les journalistes de la RTBF. Tout le monde s’est senti trompé, abusé par la confiance que l’on plaçait en ce média public.

Je ne poserai pas de jugement de valeur quant à la démarche de la chaîne, je ne suis ni pour ni contre. En fait je suis un peu des deux, mais terriblement mitigé. Ce que je souligne, c’est l’élan qui m’a parcouru tout au long de cette soirée irréelle. J’ai d’abord commencé par maudir les flamingants, puis par me sentir perdu, patriote d’un pays déchiré. Après réflexion, je me demande finalement si ça n’aurait pas été mieux si cela avait été réel. Bref, je n’en sais rien. Je me sens perdu par rapport à cette question, alors qu’avant l’émission, j’étais certain de mon patriotisme envers mon pays.

Ces messieurs de la RTBF voulaient créer un élan de patriotisme au sein de la population belge, pour leurs faire prendre conscience de l’ampleur du problème, chez moi, cela à eu l’effet inverse.

Pour des raisons évidentes, je ferme les commentaires sur ce billet. Je ne désire pas devoir subir les assauts ni des uns, ni des autres, j’avais simplement envie de poser mon avis.

J’ai revu Carnet de voyages, il y a quelques jours. Pour ceux qui ne connaîtraient pas, il s’agit du film inspiré de la vie d’Ernesto Che Guevara avant qu’il ne devienne le Che.

C’est une aventure passionnante, ou lui et son meilleur ami traversent le continent sud-américain en moto et découvrent la misère du peuple. Un voyage initiatique, en quelque sorte, qui montre bien à deux petits bourgeois ce que vivent les gens simples.

Ca m’a fait repenser, à échelle plus modeste, au périple que j’avais fait avec un ami il y a quelques années. Nous avions décidés de traverser la Belgique en vélo, d’Arlon à Coxyde. Ce voyage de quatre jours m’avait énormément appris à l’époque : connaître mes limites, les dépasser, passer de long moment de silence, en se concentrant uniquement sur notre objectifs, passer par des hauts et des bas, des moments d’angoisse quant à notre réussite ou non. Mais aussi des moments de camaraderie proche, très proche, ce genre d’instant tellement rare où l’on se sent parfaitement en symbiose avec la personne en face de nous.

Bref, c’était l’aventure : nous étions partis presque sur un coup de tête, avec quelques vêtements, une carte, un point de départ et un point d’arrivée. Le tout sous la canicule. Mille fois, nous avions pensé abandonner et sauter dans le premier train pour Arlon, mais mille fois, nous avons décidé de forcer sur nos muscles et sur notre mental pour continuer à avancer.

Je parle de tout ça parce que, pour l’instant, je me sens las de tout. La période est difficile, le temps ne me rend pas ma bonne humeur, et je me rend compte que depuis quelques temps, ma vie me semble un peu pâle, un peu triste, un peu trop calme… j’ai peut-être simplement besoin d’aventure?

Evidemment j’ai des centaines d’idées, des projets auxquels je tiens énormément. Mais j’ai comme un blocage, comme si ma vie était entre parenthèses, et qu’il me fallait un déclancheur pour tout redémarrer.

Je suis en train de relire le Tao-tö King (autrement orthographié Dao De Jing)[1], et il y a un passage qui me touche vraiment, surtout en ce moment. Il s’agit du chapitre VII :

Le ciel subsiste et la terre dure,

Pourquoi le ciel subsiste-t-il, et la terre dure-t-elle?

Parce qu’ils ne vivent pas pour eux-mêmes,

Voilà qui les fait durer.

Le saint se met en arrière.

Il est donc mis en avant.

Il néglige son moi

et son moi se conserve.

Parce qu’il est désintéressé,

ses propre intérêts sont préservés.

Notes

[1] Livre mythique de Lao-Tseu qui consitue le principe de base du taoïsme