Mon stage chez les para, partie 4

Épisode précédent : Mon stage chez les para, partie 3.

Une fois les parents partis et les uniformes distribués, j’ai l’impression que tout le monde s’est posé ces deux questions :

  1. Qu’est-ce que je fous ici?

  2. Pourquoi cet uniforme est-il si moche?

La première question n’a pas trouvé de réponse, du moins, pas avant la fin du stage.

La seconde non plus d’ailleurs, mais c’était relativement moins gênant. L’uniforme était un ensemble une pièce bordeaux (!), avec une écriture jaunâtre(!) sur le dos. Nous devions avoir le t-shirt réglementaire et la casquette, vert bouteille(!), estampillés Para Junior.

Les goûts et les couleurs…

Uniforme para junior

6 octobre 2015 : En relisant cet article, je me suis rendu compte qu’une image valait mieux qu’un long discours. Une recherche sur Google Image m’a permis de retrouver ce joyau de la haute couture militaire. %}

Les jours qui ont suivi ont été relativement calmes. Nous avions cours toute la journée, au rythme d’une heure de théorie pour deux heures de pratique. On nous a appris les notions du parachutisme, la bonne façon de chuter (répétez entre 500 et 600 fois la même chute, vous verrez, ça devient un automatisme), les chutes accidentelles (arriver face à un bâtiment, par-dessus une clôture, etc.), le tout, dans une ambiance de franche camaraderie.

C’est une des choses qui m’a le plus marqué, durant ces deux semaines : nous sommes tous arrivés là avec un objectif commun et un autre personnel. Notre objectif commun nous liait, d’une certaine façon, et de par ce lien, les barrières sont tout de suite tombées entre les stagiaires. Je me souviens avoir considéré et avoir été considéré comme un ami par chacune des personnes qui participaient à ce stage, et ce, dès les premières heures.

Selon le planning, les sauts étaient prévus pour la deuxième semaine, la première étant consacrée aux cours théoriques et de pratique au sol. Ensuite venait le week-end de Pâques, où chacun rentrait chez soi pour trois jours, puis, durant la deuxième semaine, nous devions effectuer nos quatre sauts pour valider notre brevet.

L’ambiance se tendait peu à peu, chacun semblait être mitigé entre la joie de rentrer à la maison, et la tristesse de quitter cet univers particulier. En plus de cela, le stress montait, au fur et à mesure. Nous devions être évalués le jeudi par nos instructeurs, afin d’être sûrs que nous ayons les connaissances nécessaires pour sauter.

C’était sans compter sur un changement de programme de dernière minute : pour des raisons météorologiques, le premier saut, au moins, devra être exécuté vendredi.

(à suivre…)

Crédit photo

Auteur : cedric

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